Commune de Machilly

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Quelques repères

Repères géographiques et historiques

"Extrait discours accueil des nouveaux machilliens et des jeunes de 18 ans" (janvier 2016)

Le nom de Machilly (Machelyi en arpitan savoyard), peu cité dans les écrits historiques, pourrait provenir de Maciliacum ou domaine du noble Macilius (selon l’étymologie des Noms et Lieux de la Suisse Romande, Savoie et environ), ou de Masciacum, domaine d’un noble Mascuis venant d’une localité milanaise Masciago, (selon le dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie) qui lui proviendrait de la période de l’empire Romain.

Le village est nommément cité, dans certains récits historiques, comme lieu de passage obligé entre Genève et le Chablais valaisan du fait de son emplacement sur les routes commerciales (voire, selon certaines historiens du 19eS, Machilly aurait été traversé par Hannibal lors de sa traversée des Alpes, mais pour cela il faudrait souscrire à l’hypothèse peu probable qu’Hannibal soit passé par le Chablais Sud).
C’est à travers ses rattachements féodaux diverses que nous retrouvons traces de l’Histoire de Machilly (notamment, à partir du XIe siècle où la création du duché de Savoie systématisa l’organisation des paroisses et donc permis un premier archivage des localités). Machilly était un hameau dominé par la Tour de Langin, famille à laquelle les armoiries de Machilly rendent hommage avec celle des Sougey (le lion d’or et la tour). Ces deux familles ont marqué le village de leur empreinte dont on retrouve trace à travers des actes de propriété dès le XIIe siècle. Les Langins eux même sont les vassaux des seigneurs d’Allinges à partir du XVe (par mariage).

Le village, situé au cœur des frontières entre Chablais, Faucigny et Genevois, fut ainsi balloté au gré des querelles internes entre ces trois territoires et la maison de Savoie, ou les guerres plus larges du XVIe avec occupation bernoise et valaisanne, avant les guerres franco-savoisiennes du XVII, jusqu’à ce que le traité de Turin ne scelle le rattachement du duché de Savoie à la France en 1860.

Ainsi le village fut rattaché successivement à l’arrondissement de Thonon (1801), Carouge (1816), puis de Saint Julien (1860), retour à Thonon (1926) et enfin Saint Julien (1933). Petit clin d’œil pour nos chers voisins, la paroisse a même été annexée à celle de Saint-Cergues en 1803 avant de reprendre son indépendance en 1821. Pourtant, cette chapelle Saint Biaise était elle-même renommée puisque Saint François de Sales au début du 17e S aimait s’y arrêter à chacun de ses passages vers Thonon du fait de son amitié pour son curé, , Bernard Nojonnier, ancien Vicaire de Thorens et Curé à Machilly de 1607 à 1652. Aujourd’hui, il s’agit de l’Eglise Saint Martin.

Durant la période plus contemporaine, le rôle de Machilly et de Saint Cergues pendant la résistance est raconté par Simone et Robert Amoudruz (Résistance entre Voirons et Frontière, Machilly 1937-1945, de Simone et Robert Amoudruz, coll. Regards sur la Résistance en Chablais, mars 2013) ouvrage que nous offrons aux nouveaux machilliens et machiliennes avec le livret d’accueil présentant notre village (à venir chercher avant le buffet dinatoire à la fin de la partie officielle).

Et finalement, l’explication de la Framboise de Machilly : ramenée des terres Helvètes par Mr Jules Vachoux au début du XXe et ce fruit se plut dans ce terreau formidable et au vu de sa production abondante, fit des émules parmi les terres aux alentours. Sa production a atteint son apogée dans les années 50 (1900 tonnes annuelles, représentant jusqu’à la moitié de la production framboisière française.) jusqu’à la sécheresse en 1962, scellant son déclin inexorable mais dont nous est restée la renommée symbolique : Machilly les framboises…

Sources

- Piccard, Louis-Étienne (1853-1935). Histoire de Thonon et du Chablais, dès les temps les plus reculés jusqu’à la révolution française, 1882. (Accessible sur le site de la BnF Gallica)

- Nestor Albert (Chanoine, 1843-1916). Vie abrégée de saint François de Sales, évêque et prince de Genève, docteur de l’Eglise universelle, ed.H. Oudin frères, Paris, 1878. (Accessible sur le site de la BnF Gallica)

- Hamon, André Jean Marie (M. le curé de Saint-Sulpice, 1795-1874). Vie de saint François de Sales, ed. J. Lecoffre, Paris, 1855, et Nouvelle édition, entièrement revisée par M. Gonthier, chanoine d’Annecy, et M. Letourneau, curé de Saint-Sulpice. T. 1. T. 2 , ed. J. Gabalda et fils, éditeurs, Paris, 1930. (Accessible sur le site de la BnF Gallica)

- Rebord, Charles-Marie (Chanoine, 1856-1927). Synodes de saint François de Sales, de son prédécesseur et de ses successeurs : législation ecclésiastique en vigueur dans le diocèse de Genève-Annecy, vicaires ruraux et surveillants, notes et documents, Administration diocésaine, Impr. Commerciale, Annecy, 1921. (Accessible sur le site de la BnF Gallica)

- Perrin, André (1836-1906). Histoire de Savoie des origines à 1860 : chronologie des principaux faits de l’histoire de Savoie jusqu’à nos jours, Chambéry, 1900. (Accessible sur le site de la BnF Gallica)

- Henry Suter, Noms et Lieux de la Suisse Romande, Savoie et environ, http://henrysuter.ch/glossaires/toponymes.html (consulté en décembre 2015)

- Gros Albert, le dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, éd. La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2004, p.259

- Baud Henry et Mariotte Jean-Yves. Histoire des Communes savoyardes, le Chablais, ed. Slatkine Reprints, Genève, 1994 (réed. Del’éd. De Roanne, 1980)

- Le Messager (journal) "La framboise de Machilly, symbole du patrimoine culinaire local", http://www.lemessager.fr/Actualite/Genevois/2010/08/22/article_la_framboise_de_machilly_symbole_du_patr.shtml (consulté janvier 2016)

- Site Keldelice.com, "Renommé de Machilly en tant que capitale de la framboise", http://www.keldelice.com/guide/specialites/la-framboise-de-thurins (consulté en janvier 2016)

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