Commune de Machilly

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Discours du 14 Juillet 2020

Discours 14 juillet 2020
Par le Maire, Madame Pauline PLAGNAT-CANTOREGGI

Mesdames, messieurs…(bienvenu aux représentants des anciens parachutistes, aux représentants de l’ANACR, aux conseillers municipaux de Machilly et de Saint Cergues, aux citoyens ici présents, et tous nos remerciements à l’harmonie municipale qui jouera ensemble pour la 1ere fois depuis mars)
C’est avec un grand honneur que je préside cette cérémonie, au nom du conseil municipal, élu en mars dernier et mis en place en fin mai. Ce décalage entre les élections et la prise de fonction souligne la particularité de cette période de crise sanitaire qui nous privera des festivités habituelles, repas dansant et feux d’artifice. Malgré tout il était important de nous retrouver, pour la 1ere fois depuis le début de la crise sanitaire lors de cette cérémonie même réduite à sa partie officielle.
Nous nous retrouvons pour commémorer le 14 juillet 1789, journée devenue le symbole d’une révolution à l’issu de combats sanglants ! Symbole qui imprègnera la construction notre Histoire autour de 3 mots : Liberté-Egalité- Fraternité. Et pourtant il fallut des décennies avant que la révolution portée par cette journée ne se concrétise réellement. Ce n’est qu’en 1880 que le 14 juillet sera instauré comme fête nationale et La Marseillaise comme hymne officiel, symboles de la IIIe République.
Liberté-Egalité- Fraternité : 3 mots aujourd’hui devenus les principes sur lesquels nous aimons penser notre nation, ils guident notre république et notre constitution, notre conception de la démocratie, ils nous semblent fermement acquis…et pourtant chaque jour leur application semblent bien fragiles à travers le monde comme en France, face aux crises, aux aléas, aux impératifs économiques et politiques. Comme récemment au regard de la crise sanitaire.
Liberté : notre liberté a paru se rétrécir, nous avons dû adapter notre comportement pour protéger nos proches, nos voisins, nos collègues ; plus que jamais nous avons compris que notre liberté s’arrête là où commencent celles des autres ; réduire ma liberté pour ne pas nuire et stopper la chaîne des contaminations. La liberté de mouvement retrouvée à la fin du confinement a induit des comportements intempestifs et des incivilités, (comme des déchets que nous voyons traîner un peu partout), nous continuons l’apprentissage de nos libertés individuelles pour mieux vivre en collectivité.
Nous nous sommes également rendus compte que cette liberté si fragile et nécessaire s’est également construite autour de la liberté de surconsommer, des biens non essentiels, la crise nous a montré à quel point notre société était futilement gourmande par rapport aux équilibres écologiques qu’elle menace.
Egalité : Dans la même logique, l’accès à toutes et tous aux biens de consommation rapide et facile a pu masquer d’autres types d’inégalités. Si nous savions déjà que l’idéal égalitaire porté par la révolution de 1789 n’était pas atteint, la crise récente n’a fait que souligné encore plus durement les inégalités entre les territoires, face au numérique, de logements, d’éducation, d’accès aux services publics essentiels, de conditions de travail. Notre village a pu apprécier à quel point la vie confinée ici, dans ce cadre, était un privilège par rapport à ceux et celles confinées en ville, dans des logements exigus.
Fraternité : Si la crise sanitaire a révélé la nécessité des emplois de ceux et celles qui ont été en première ligne durant toute cette période : le personnel soignant, les aidants, les agriculteurs, les commerces de proximité et les services publics qui ont œuvrés sans relâche pour nous permettre de vivre confiné, en sécurité, elle a aussi révélé les mouvements de solidarité très nombreux : coudre des blouses pour les infirmières, fabriquer des masques, s’organiser pour aider les personnes fragiles à faire leurs courses. Le quotidien s’est structuré autour de ces valeurs de fraternité que nous préférons nous remémorer plutôt que les actes d’exclusion ou de violence qui ont pu être révélés par ailleurs.
Mais que dire de la fraternité qui se fragilise dans l’intergénérationnel, nous pensons à nous, à nos proches, nos grands-parents, nos enfants, mais après ? Quel avenir laisse-t-on pour le monde de demain ?
Hier la révolution Française mettait en place les premiers jalons d’une forme de liberté- égalité – fraternité : aujourd’hui ces valeurs sont à adapter aux défis du 21e S afin de faire face aux crises écologiques, sociales et sanitaires à venir. …La terre ne nous appartient pas, elle nous est prêtée par les générations suivantes : cette prise de conscience ne demande pas une révolution aujourd’hui et maintenant, mais de repenser nos valeurs qui mettront peut- être également des décennies à se concrétiser afin d’aller vers un monde vivable pour toutes et tous.
Merci

CMJ
Le CMJ n’a pas pu être renouvelé en juin dernier et il est donc prolongé jusqu’à ce que nous puissions organiser les élections dans l’automne. Il est donc toujours représenté par son porte-parole Hugo Delerce et le porte-parole suppléant Mattia Cantoreggi qui vont nous lire des extraits d’un poème de Victor Hugo.

Poème lu 14 juillet 2020 - CMJ

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